La gestalt signifie « mettre en mouvement », cela évoque une forme, un ensemble qui nait, se déploie et s’achève, et prend figure lorsqu’on y met du sens.
Une gestalt évoque un processus, une œuvre en train de se créer.
La Gestalt, pour moi, c’est cela : redevenir créateur de sa propre forme.
Et en gestalt, nous sommes partenaires de ce qu’il se crée.
Vous tenez la carte de votre territoire, moi j’ajuste la lumière, le cadre, propose une couleur, un mouvement, un silence… pour que votre forme intérieure puisse apparaître.
Comme un artiste devant sa toile, vous apprenez à choisir vos couleurs, à accepter vos ombres, à tracer vos lignes. Bien sûr elle est déjà en partie peinte par l’histoire, la famille, les blessures, les espoirs. Mais cette toile n’est jamais finie. Et ce qu’on en fait peut transformer la perception qu’on en a, son message et sa finalité.
Moi, à vos côtés, je tiens simplement l’espace, avec cœur, présence incarnée… pour que vous puissiez enfin rencontrer celui ou celle que vous êtes.
En Gestalt, on ne parle pas seulement de sa vie, on la vit ici, maintenant.
Comment se déroule une séance ?
Imaginez un atelier d’artiste.
Vous entrez avec ce qui est là : une émotion floue, une colère rentrée, un désir sans mots, un souvenir qui insiste.
Je vous invite à sentir :
- Ce qui se passe dans votre corps,
- Ce qui monte dans vos émotions,
- Ce qui se joue dans la relation entre nous.
Parfois nous parlons, je vous questionne.
Parfois le silence s’impose, ou un retour d’expérience, de ce qu’il se vit au contact, dans la relation thérapeutique.
Parfois nous nous levons, vous bougez, nous respirons autrement.
Parce que la Gestalt travaille avec le vivant, le corps, le mouvement. C’est une thérapie expérientielle.
Nous allons explorer ce qui se répète dans votre vie comme un motif inconscient.
Nous allons regarder comment vous vous êtes éloignés de vous-même pour tenir debout.
Et remettre de la conscience là où il n’y avait que de l’habitude.
Petit à petit, vous devenez l’artiste de votre propre forme.
La chaise vide : dialoguer avec l’invisible ?
Parmi les exercices les plus puissants en Gestalt, il y a la fameuse chaise vide.
Deux chaises : une pour vous, une pour l’autre… ou pour une part de vous-même.
Cet autre peut être :
- Un parent,
- Un compagnon,
- Un enfant jamais venu,
- Une version de vous blessée,
- Ou celle que vous n’avez jamais osé devenir.
Une communication s’instaure entre ses deux parties, quelque chose se met en mouvement, se comprends autrement, s’ajuste.
Les mots qu’on n’a jamais dits sortent.
La colère trouve un chemin.
La tendresse aussi.
Vous découvrirez vos voix multiples.
C’est bouleversant, souvent, et ce dialogue révèle des vécues profonds.
La chaise vide permet de fermer des portes restées ouvertes, de dire adieu, de dire merci, de dire stop.
Elle permet de reprendre sa place dans sa propre histoire.
En Gestalt, on cherche à être vivant, à remettre du mouvement, des ajustement créateurs.
Vous apprendrez à sentir où vous dites oui quand vous pensez non.
Où vous vous oubliez pour être aimé.
Où vous vous confondez avec l’autre. Où vous avez mis en place des habitudes de fonctionnements relationnels pour protéger ce qui s’est vécu au contact de l’autre, nos proches, il y a longtemps.
En thérapie gestalt, les propositions expérientielles, les invitations à revenir au corps, à exagérer parfois ce qu’il se vit, font que quelque chose se déplace.
Vous ne devenez pas quelqu’un d’autre, mais davantage vous-même.
Si ces mots résonnent pour vous, il est des espaces où cette rencontre intérieure peut être accompagnée. En présentiel ou distantiel : 06.45.66.77.93
