Sandra Lamarche
PSYCHOTHÉRAPIE GESTALT et psychorporelle

L’hypersensibilité

A woman stands and embraces freedom on a mountain peak overlooking a vast landscape.

L’hypersensibilité : Ressource vivante ou piège du mental ?

L’hypersensibilité désigne une sensibilité plus importante que la moyenne. Ce n’est ni une maladie, ni une tare, encore moins un problème à résoudre.

C’est une manière d’être au monde où tout est perçu plus finement, plus profondément, plus vivement. Les sons ne sont pas juste des bruits, ils vous traversent. Les émotions ne passent pas, elles vous habitent. Les regards, les silences, les atmosphères d’une pièce… votre radar capte tout, en continu, et souvent sans filtre.

Reconnaissez-vous ce quotidien à haute fréquence ?

  • Vous vous sentez rapidement submergé, saturé par les environnements bruyants ou agités.
  • Vous avez un besoin impérieux de solitude pour « redescendre » après les interactions sociales.
  • Vous épongez les émotions des autres, au point de ne plus savoir ce qui vous appartient.
  • Les relations superficielles vous ennuient ou vous épuisent ; vous cherchez la vérité du lien.
  • Vous êtes profondément touché par la beauté, l’art, la nature, mais inversement terrassé par l’injustice ou la violence.
  • Vos questionnements existentiels sont une quête permanente.

Pourtant, depuis l’enfance, on vous a répété que vous étiez « trop » : trop émotif, trop intense, trop réactif. Qui juge ? Qui cherche à vous contenir derrière une étiquette ? Face à l’hypersensible, il y a une majorité qui fonctionne différemment, parfois déconnectée de ses propres ressentis. L’accepter est le premier pas.

Le piège de la sur-adaptation : S’éteindre ou se « percher »

À force de recevoir des reproches ou par peur du rejet, l’hypersensible apprend à se protéger. Et c’est là que le mécanisme de défense se met en place. Pour ne plus souffrir, vous apprenez à vous couper de vous-même, à vous sur-adapter.

Mais l’hypersensibilité a une autre stratégie de survie, plus subtile : le mental.

Parce que l’hypersensible possède une intuition ultra-rapide, il a l’habitude de décoder son environnement en un clin d’œil. Mais le jour où cette intuition flanche — à cause d’une fatigue, d’une blessure du passé qui se réactive ou d’un désir trop fort — la réalité devient trop douloureuse à accepter.

Pour fuir cette douleur (une rupture amoureuse, une trahison, une déception), le mental prend le relais. On commence alors à se raconter des histoires, à scénariser le réel, à intellectualiser la souffrance pour ne pas la ressentir dans son corps. On crée des concepts complexes (liens sacrés, destins mystiques) ou, à l’inverse, on s’anesthésie dans une action frénétique, un sport à outrance, une quête d’intensité qui sature le système pour ne pas ressentir le vide.

C’est l’histoire de l’enfant lunaire : cet enfant qui a compris très tôt que le monde terrestre était trop brutal, et qui a appris à « se percher » haut, très haut, dans ses pensées ou dans l’esprit, pour se mettre à l’abri. Le problème ? À l’âge adulte, être perché coupe de la vraie relation, de l’ancrage, et maintient dans une illusion qui empêche de faire son deuil et d’avancer.

Ce qui fait souffrance, ce n’est pas votre sensibilité.

Nos capes de sur adaptations, les connaitre.

Ce qui fait souffrir, c’est de ne pas savoir quoi en faire. C’est de l’avoir trop étouffée, ou au contraire de la laisser s’emballer dans les tours du mental.

Ce qui devient le plus douloureux, c’est cette lutte: vouloir être soi-même, et toutes nos  » capes de sur adaptation » pour rejoindre l’autre, la société. Cette lutte est épuisante. Il n’y a plus de place pour notre pensée en arborescence, pour notre déploiement, nos ressources internes.

Nous ne pouvons vouloir que l’autre nous comprenne, nous accepte si nous ne nous acceptons pas.

Deux axes de retrouver confiance dans qui nous sommes comprendre nos capes de sur adaptation.

Se connaitre et se rejoindre, rejoindre notre vrai personnalité

Souffrir en tant qu’hypersensible n’est pas une fatalité.

En tant que thérapeute, mon approche s’adresse spécifiquement à ces fonctionnements sensibles et subtils. Mon accompagnement ne cherche pas à vous rendre moins sensible, ni à vous normaliser.

Mon but est de vous aider à connaitre votre hypersensibilité: vos capes de sur adaptations.

Il y en a beaucoup, tels des archétypes qui nous sont des automatismes, tellement ils ont été utilisés.

En voici quelques-uns:

  • le caché discret, effacé
  • le caméléon
  • le doutant
  • l’auto dévalorisation
  • l’hyper responsable
  • le sauveur
  • le sur-loyal
  • le naif
  • La girouette
  • L’auto-saboteur
  • L’imposteur

Prendre conscience de cela permet d’aller rencontrer autrement ses propres tyrans avec leur cape de sur adaptation et les remettre à leurs justes places, des protecteurs qui ont fait leur travail de façon remarquable, mais qui ne sont plus obligés de fonctionner de façon automatique, parce que enfin, le mécanisme à l’œuvre est vu.

redescendre dans le corps, en sécurité, pour traverser ce qui fait mal sans avoir besoin de fuir. Il s’agit de vous reconnecter à votre sensibilité non plus comme à un fardeau ou à une boussole affolée, mais comme à une ressource vivante, un appui, une force d’action.

Là où vous avez appris à vous protéger de vous-même et à vous enfermer dans des scénarios mentaux, il devient possible de vous rencontrer autrement.

Votre sensibilité n’est pas un problème à corriger, c’est le chemin vers votre juste place. Rencontrons-nous pour l’emprunter ensemble.

Sandra Lamarche

Psychopraticienne gestalt & maïeusthésie.
J’ai à cœur d’ouvrir, à travers mes accompagnements, un chemin vers soi… un lieu où comprendre, ressentir, intégrer et se libérer.

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